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Mon père qui pratiquait le Falun Gong s’est suicidé par pendaison (photos)
2014-08-07  sources:Kaiwind  Auteur:YUAN Tao

  

 YUAN Yixiang 

Je m’appelle YUAN Tao, habitant du quartier Xinhe du bourg Xin’an du district Guannan de la province du Jiangsu. Mon père s’appelle YUAN Yixiang, il était enseignant retraité de la Deuxième Ecole secondaire du district Guannan.

Un jour d’octobre 1997, lorsque mon père a fait des achats dans un supermarché, il a rencontré un ancien camarade de classe M.LI qu’il n’avait pas vu depuis de nombreuses années, et les deux ont parlé du bon vieux temps. Quand M.LI a su que mon père souffrait de neurasthénie, il a recommandé immédiatement : « Si tu pratiques le Falun Gong, tu pourras non seulement guérir la maladie mais aussi atteindre la plénitude parfaite et devenir un bouddha ». Ainsi, mon père croyait avoir trouvé un bon remède pour sa maladie et était très reconnaissant envers M.LI. Avant la séparation, LI a donné à mon père un livre intitulé Zhuan Falun et lui a conseillé : « Tu dois lire le livre et pratiquer le gong autant que possible pour élever le niveau et atteindre la plénitude parfaite. »

Rentrée à la maison, mon père a considéré le Zhuan Falun comme un livre précieux et les paroles de LI Hongzhi comme les édits impériaux. Tous les jours, il lisait le livre à maintes reprises, regardait les vidéos, écouter les enregistrements et même écrivait les acquis d’études à minuit. Petit à petit, il s’est entiché des prédications du livre comme « Authenticité-Bienveillance-Patience », « élimination du karma » et « œil céleste » et s’est bercé d'illusion de « devenir un bouddha » le plus vite possible. Désormais, il a abandonné la réputation, l’argent et l’amour, y compris toutes les affaires de famille et mis tout son cœur dans la pratique du Falun Gong.

Pour économiser le temps, mon père a coupé toutes les relations avec ses proches, collègues et camarades. En mai 2002, il a reçu une lettre d’invitation l'informant d'assister à la célébration du 80ème anniversaire envoyée par l’Institut Normal de la ville Huaiyin de la province du Jiangsu où il avait fait ses études. Mon père a jeté la lettre dans la boîte aux ordures et m’a dit : « Je n’ai pas le temps d’y assister, si j’ai le temps, je préfère étudier la loi et pratiquer le gong, je dois élever le niveau et devenir un bouddha le plus vite possible. »

Chaque jour, mon père a dépensé une dizaine d’heures pour « étudier la loi » et « pratiquer le gong ». La longue pratique et méditation ont dérangé son habitude de vie. Il a commencé d’avoir les troubles du sommeil et les symptômes psychotiques comme dépression, impatience et inquiétude. Ne voulant pas voir les souffrances de mon père, je l’ai emmené à l’hôpital du district en mars 2003. Selon le diagnostic du psychiatre, il souffrait de la dépression secondaire. Avant notre départ, le psychiatre a prescrit des médicaments pour mon père et lui a conseillé : « Vous devez prendre les médicaments selon l'horaire et il ne faut pas cesser arbitrairement de les prendre. Venez me voir régulièrement pour éviter la rechute cyclique de la maladie. »

  

Le certificat d’annulation de l’état civil de YUAN Yixiang en raison de son décès 

Après que mon père pratiquait le Falun Gong, il n’y avait que les soutras absurdes dans sa tête. Il croyait complètement à ce que LI Hongzhi a dit : « La maladie n’est pas la maladie, elle est en fait causée par le ‘karma’, elle ne peut pas se guérir par les traitements médicaux, mais par la culture de l’‘esprit’ ». C’est pourquoi mon père a refusé de prendre les médicaments antidépresseurs. Lorsque je lui ai conseillé de prendre les médicaments, il m’a répondu avec impatience : « Je te dis mille fois, ce n’est pas une maladie, c’est le ‘karma’, seulement la ‘culture d’esprit’ pourra éliminer le karma. »

Ayant perdu le contrôle des médicaments, la maladie de mon père s’est aggravée et sa dépression a rechuté. Il est devenu déprimé, peu bavarde et repentant. Très souvent, il se cachait dans un coin et pleurait en silence avec une tristesse ineffaçable. Pour soulager la dépression de mon père, je suis spécialement allé à la campagne pour inviter un bon ami de mon père. Cet oncle a écouté attentivement la confidence de mon père et l’a accompagné en banlieue pour débarrasser les ennuis, mais mon père était encore mélancolique.

Au courant de la maladie de mon père, trois anciens collègues sont venus le voir, mais mon père a complètement ignoré la présence de ses collègues et continué de lire le Zhuan Falun. Lorsque ses collègues lui ont conseillé de cesser la lecture, il leur a crié en colère : « Le seul but de ma vie est de pratiquer le Dafa, je vais retourner à mon état originel. » À l’époque-là, le Falun Gong est le plus important du monde à ses yeux, même plus précieux que tout ce qu’il a acquis après la naissance.

Un matin de l’octobre 2006 où je restais à la maison, mon père a soudainement eu des illusions et des comportements anomaux. Il regardait le ciel près de la fenêtre pour trouver un signal propice en me disant : « Mon fils, je vais ‘atteindre la plénitude parfaite’, c’est l’heure de devenir un bouddha. » Puis il a essayé d’escalader la fenêtre et se jeter en dehors. Heureusement, je l’ai attrapé à temps et évité la conséquence désastreuse. Ayant aperçu le comportement de suicide de mon père, je l’ai forcé à aller à l’hôpital du district. Le psychiatre a exercé une thérapie par électrochocs afin de contrôler les symptômes psychotiques. Après que mon père avait retrouvé la conscience, le psychiatre l’a encouragé d’avoir la confiance de guérir la maladie et de sortir de la dépression.

Rentrée à la maison, l’état d’esprit de mon père ne s’est pas encore amélioré. Il est souvent tombé en extase en regardant le portrait de LI Hongzhi. Parfois, il regardait le ciel et ne voulait pas quitter la fenêtre. Pour éviter une conséquence désastreuse, j’ai fait installer une clôture à l'extérieur de la fenêtre. Puis j’ai invité un membre de famille du même âge que mon père pour le soigner. Toute la famille l’entourait et respectait, et on a fait tout pour favoriser ses traitements positifs et créer une ambiance détendue. Néanmoins, cela ne sert à rien. Il n’est pas arrivé à l'auto-libération.

À la nuit du 13 septembre 2007, mon père s’est suicidé par pendaison lorsque le parent dormait.

  
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