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Mon père est tombé du bâtiment pour le Falun Gong
2014-09-26  sources:Kaiwind  Auteur:CUI Li

Mon père WU Wensheng, né en février 1943, ouvrier retraité d’une usine textile, habitait dans la rue de Wenhua du bourg Binzhou du district Binxian de la province du Heilongjiang. Après la restructuration de l’usine, mon père a profité de ses jours de retraite pour jouer aux cartes avec des personnes âgées et joui de la vie de loisirs.  

Début 1998, mon père a trouvé que les joueurs étaient de moins en moins. On lui a dit qu’ils allaient ailleurs pour pratiquer le Falun Gong, un gong qui pourrait fortifier le corps et dissiper les maladies sans prendre aucun médicament ni traitement médical. Avec le nombre réduit de connus et de joueurs, mon père qui se sentait très ennuyé a également participé aux activités de ses anciens amis de cartes et ceux-ci sont donc devenus ses amis de pratique. Au début, mon père pratiquait le gong sur une place près de chez lui avec ses amis. Au moment où il ne pratiquait pas le gong en dehors, il lisait les livres et notait les acquis. Petit à petit, il a même écrit une note d'étude très épaisse. Une fois qu’il nous voyait, il parlait de l’effet magique du Falun Gong, de la « plénitude parfaite » et du « monde céleste ». Ayant peur de le faire bisquer, je ne me suis pas opposé à lui malgré l’absurdité de ses mots. 

En 1999, nous avons su les vérités sensationnelles du Falun Gong à la télé : les auto-immolations, les éventreurs, les manifestations silencieuses des ignorants contre Zhongnanhai, l’empêchement aux adeptes malades de prendre les médicaments… Le Falun Gong a été formellement classé parmi les sectes hérétiques et légalement interdit par le gouvernement chinois. Informée de ce reportage, toute ma famille a été choquée : le gong que mon père pratiquait depuis longtemps s'est avéré être trompeur et n’était pas un qigong du tout ! Nous avons dépêché de conseiller à mon père de cesser la pratique nuisible, mais c’était trop tard. Mon père était totalement intoxiqué du Falun Gong. Il a fermé les oreilles sur tous nos conseils et ri de notre ignorance sur le gong qui, selon lui, pourrait guérir toutes les maladies et lui faire devenir un bouddha. Il a dit que s’il abandonnait la pratique, son maître le punirait. 

Mon père persistait dans sa façon de faire et est devenu excentrique et insociable avec les autres. Comme il ne pouvait pas sortir pour pratiquer le gong publiquement, il s’est fermé dans la chambre et ne faisait que manger, dormir et pratiquer le gong. Le soir, il est secrètement sorti pour rencontrer d’autres pratiquants et a souvent rapporté de nombreuses écritures et matériels de propagande. Une fois, ma mère a enlevé les livres du Falun Gong dans le but d’empêcher la pratique de mon père lorsque celui-ci est sorti. Mais mon père s’est mis dans une violente colère et a battu ma mère, ce qui m’a choquée et m’a rendu très fâchée. Pendant une vingtaine d’années de mariage de mes parents, ils se sont rarement querellés. Maintenant, seulement pour quelques livres du Falun Gong, mon père a même battu ma mère ! Très fâchée de son comportement, je lui ai demandé de faire un choix entre nous et le Falun Gong. Malheureusement, il nous a dit : « Vous êtes tous démons qui empêchent ma pratique, je veux pratiquer le gong. Laissez-moi tranquille. » 

Désormais, mon père est sorti plus fréquemment et il portait toujours un sac sur lui. Très inquiète de mon père, je l’ai suivi un jour. Quand il est allé dans un quartier tranquille, il a sorti des tracts et les a affichés sur le mur. Jusqu’en ce moment-là, j’ai compris ce qu’il faisait tous les jours. 

Le soir du 12 mai 2002, mon père semblait assez calme. Il n’a ni parlé ni pratiqué mais couchait au lit. Nous savons maintenant, en fait, il y faisait une lutte idéologique avant d’« aller au monde céleste ». Lendemain matin, lorsque ma mère est entrée dans la chambre pour appeler mon père à la table, j’ai entendu son cri de détresse. J’ai précipité dans la chambre et vu mon père suspendu par la fenêtre. J’ai dépêché d’aider ma mère à l’empêcher, mais il tenait à suicider et luttait désespérément en nous appelant « démons ». Finalement, il a réussi à se débarrasser de nous. Avec un cri « Maître, je viens ! », il s’est jeté par la fenêtre du cinquième étage à nos yeux impuissants.  

La mort de mon père a donné un coup fort à ma mère et à moi. Nous ne pourrons pas oublier cette scène tragique après avoir vu de nos propres yeux la brutalité et le meurtre sanguinaire de la secte Falun Gong. 

  
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