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Beijing Time:  
 
Un harcèlement omniprésent
- La question de l’intérêt public évoquée par le falungong
  2009-03-31  sources:Kaiwind  Auteur:

Une centaine de cas de détérioration d' installations publiques de télécommunication répertoriés chaque jour;

Des dizaines de milliers de cas d' harcèlement par messages électroniques émis chaque mois;

Des millions de menaces téléphoniques reçues chaque mois ;

252 cas de perturbations de satellites chinois à usage civil enregistrés en 5 ans.

 

Certaines personnes refusent de qualifier ces actes de criminels et les encouragent. Elles vont même jusqu' à diffuser sur Internet des techniques permettant dus réaliser. Quelles sont ces personnes qui troublent l' ordre public?

 

Dans la soirée du 5 mars 2002, Zhou Runming, Liu Weiming, Liang Zhenxing, Liu Chengjun ainsi que d' autres adeptes du falungong ont interrompu le programme des chaînes de télévision dans les villes de Changchun et de Songyuan de la province du Jilin afin de diffuser des vidéospro-falungong. Des centaines de milliers de personnes se sont ainsi vues priver du droit de suivre leur programme habituel à la télévision.

 

Outils utilisés par le falungong pour pirater les programmes de télévision.

 

En octobre 2002, Li Xiangchun, Chinois titulaire d' un passeport américain et adepte du falungong, a tenté en vain de détériorer le cable de télécommunication de la ville de Yangzhou dans la province du Jiangsu. Lors de son procès, il a déclaré publiquement devant la cour que ses actions ne pouvaient faire l' objet de poursuites puisqu' elles avaient pour objectif de promouvoir la Grande Loi, connue également sous le terme du falungong.

 

Selon les statistiques incomplètes du gouvernement chinois, le falungong aurait lancé, jusqu' à la fin 2006, une centaines d' actions destinées à détériorer les installations de télécommunication publiques.

 

Selon l' article 124 du Code pénal de la République populaire de Chine, toute personne, coupable de la      détérioration d' installations publiques de radiodiffusion, de télévision ou de télécommunication, sera condamnée à une peine de 3 à 7 ans de prison en cas d' atteinte à la sûreté publique ; ou à une peine de plus de 7 ans de prison si les conséquences sont plus graves.

  

Ce type de phénomène est vraiment étrange. Pour quelles raisons tant d' adeptes du falungong s' en prennent aux installations publiques de télécommunication ? La réponse se trouve très probablement sur le site Internet, Minghui, site officiel du falungong. En effet, Li Hongzhi, fondateur de la secte, a conseillé à ses adeptes de « consulter le site Minghui en cas de questions importantes ».

 

 

Voici un article diffusé sur le site Minghui et intitulé « Piratage de la Télévision, une action juste des héros ».

 

Dans ce texte, destiné à exciter ses adeptes, Li Hongzhi affirme qu'  « il est juste et légal de sauvegarder les droits de l' homme de toutes les manières pacifiques possibles. Le piratage des émissions de télévision ne porte aucunement atteinte aux dispositifs des téléspectateurs. Elle sert uniquement à diffuser un message et à interpeller la population. Révéler au public la vérité par le biais du piratage relève du droit à l' information et, par conséquent, de l' intérêt public. »

 

Parallèlement à ce texte, le site a également publié de nombreux comptes-rendus concernant la détérioration des installations publiques de télécommunication.

 

Le 29 septembre 2003, le site a diffusé un article intitulé « Appel au piratage » afin d' encourager les actions contre les satellites chinois de communication : « Je suis ravi d' apprendre que nos adeptes sont parvenus à diffuser, les 12 et 13 août aux alentours de 21h, des vidéos promotionnelles de la Grande Loi sur les chaînes de télévisions nationales telles que CETV et CCTV ainsi que sur une dizaine de chaînes provinciales. Nous motivons et encourageons l' ensemble des adeptes du falungong à suivre cette voie. Je profite de cette occasion pour adresser mes salutations à tous nos confrères qui ont pris part à ces actions. »

 

Le site Minghui incite les adeptes du falungong non seulement à détériorer les installations publiques de télécommunication mais également à harceler, par le biais de messages électroniques ou de coups de téléphones, toute personne qui ne partagerait pas leur opinion.

 

Le 24 décembre 2006, le site Minghui a diffusé le compte-rendu d' un groupe d' adeptes de Sydney sur « L' usage du téléphone dans la révélation de la vérité ». Ce compte-rendu révèle que « ses membres viennent de tous les coins du monde » et que ces derniers « n' hésitent pas à harceler par téléphone diverses régions et secteurs économiques chinois ».

 

Le 19 janvier 2007, le site Minghui a diffusé un article intitulé « Quelques leçons pour répertorier des numéros de téléphone en vue de révéler la vérité ». Cet article a pour objectif d' enseigner aux adeptes les méthodes d' harcèlement téléphonique : « Etablir une classification des numéros de téléphones par ville, plus précisément par Office de quartier, Comité de rue, Comité de village ; par division de police ou maison de détention ainsi que par unité de médias. Faire ensuite parvenir les listes de ces numéros de téléphone au site Minghui. »

 

Selon des statistiques incomplètes, plus de 30 millions de messages électroniques sont envoyés en moyenne chaque mois par le falungong depuis l' étranger à des destinataires en Chine.

 

Le falungong a, par ailleurs, annoncé qu' en janvier et en février 2004 plus de 8 millions de coups de téléphone d' harcèlement ont été émis depuis l' étranger à des destinataires en Chine.

 

Une autre invention du falungong consiste à recouvrir duurs slogans les billets de banque.

 

Le 25 février 2006, Li Hongzhi a déclaré à ses adeptes : « Ecrire sur les billets de banque « Vive le grand le falungong », « Quitter le Parti communiste chinois » constitue, selon moi, une excellente méthode de diffusion de nos idées dans la mesure où les billets ne peuvent être ni jetés, ni détruits. »

 

Des billets de banque recouverts des slogans du falungong (photo)

 

Selon l' article 18 de la Loi de la République populaire de Chine concernant les banques populaires, il est défendu de contrefaire ou de transformer le billet de banque Renminbi (monnaie chinoise). Il est défendu de vendre ou d' acheter des billets de banque contrefaits ou transformés. Il est défendu de transporter, de posséder ou d' utiliser des billets de banque contrefaits ou transformés. Il est défendu de procéder à la détérioration intentionnelle du billet de banque. Il est défendu de reproduire de manière illégale les épures du Renminbi sur des imprimés, publications ou tout autre support.

 

Selon l' article 27 du Règlement de la République populaire de Chine sur la gestion du Renminbi, toutes les actions suivantes, nuisibles au Renminbi, sont interdites : 1. Abîmer intentionnellement les billets de banque...

 

Autre méthode d' action du falungong : perturber le fonctionnement des satellites à usage civil

 

Le 23 juin 2002, le satellite Sinosat N°1, plateforme de dizaines de stations de télévision chinoises, a été victime d' un piratage informatique de la part d' adeptes taïwanais du falungong.

 

Réfutant la nature criminelle de l' action, le falungong prétend que la diffusion de l' émission des « vérités » dans la mondovision contribue à préserver la Constitution chinoise ainsi que les conventions internationales. Ce drôle de raisonnement justifiant le piratage d' un satellite de communication diffère complètement du sens commun.

 

      Selon la Charte des Nations Unies, les conventions concernées de l' Union internationale de la Télécommunication ainsi que les règles internationales de radiocommunication, toute détérioration ou entrave à la mondovision contrevient toujours à la loi.

 

Schéma de la mondovision du satellite Sinosat.

 

Enregistrement des perturbations des satellites de communication civile par falungolng.(photo)

 

Du 23 juin 2002 au 7 août 2007, les satellites Sinosat n° 1, Apstar n° 6 et Asiasat 3S ont été victimes à 252 reprises de perturbations de la part du falungong. La durée totale des perturbations s' élève à 160 heures.

 

Quelle organisation ou une communauté légale peut encore de nos jours recourir à de tels procédés?

  
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